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Management - Olivier Soudieux

Entourez-vous de martiens pour être performants !

 

" L'entreprise protège, en le laissant tranquille, le "bon soldat", et se méfie de ceux qui ont trop d'idées"

 

La tendance est au clonage, au rejet des candidats atypiques ou indociles ". (1)

En période de crise, l'instinct porte souvent au repli : cette citation de février 2006 est particulièrement d'actualité.

 

Une crise est un changement profond par nature.

 

Si vous faites ce que vous avez toujours fait, vous obtiendrez ce que vous avez toujours obtenu.

 

Se recentrer sur les fondamentaux est une clef. Il faut en même temps s'entourer de personnes différentes, et mieux, de personnalités différentes.

 

C'est courir la chance de concevoir mieux que les autres les adaptations nécessaires et d'innover pour se repositionner idéalement dans le nouveau contexte.

 

Pour que les changements actuels de l'environnement économique soient pour vous une opportunité, entourez-vous aussi de personnalités atypiques. Quitte à ce qu'elles soient vues comme des martiens dans un premier temps !

(1) Acteurs de l'économie - Rhone-Alpes. Fév. 2006.

 

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Risques - Olivier Soudieux

Quelle est la première mission d'un chef d'entreprise ?

 

Lors de mes interventions en entreprise, je pose souvent ces trois questions : quelle est la première mission d'un chef d'entreprise, quelle est la première mission d'un chef d'atelier ou d'un responsable de chantier, quelle est la première mission d'un DRH ?

 

Les réponses varient en général de "être celui qui montre le chemin à une vaste équipe" à "faire en sorte que les actionnaires continuent d'investir dans notre entreprise pour assurer sa pérennité".

 

Deux points essentiels, mais je ne crois qu'une mission est plus primordiale encore.

Quelle est la première mission d'un chef d'entreprise ?

 

Pour répondre, prenons une entreprise de montagne réduite à sa plus simple expression : un guide et votre fils aspirant-guide, qui lui donne un coup de main sur le terrain, durant la saison d'été.

 

Quelle est la première mission du guide ? Est-ce de faire vivre les plus belles expériences à ses clients, de les mener au sommet, de leur faire découvrir les plus belles montagnes du monde ? Est-ce de gérer les coûts et de bien vendre les prestations pour être en mesure de payer votre fils à la fin de la saison ?

 

Quelle est la première mission de ce guide ? Un vieux guide expérimenté, nous dirait sûrement que " la première mission d'un guide est aussi sa première responsabilité : la première mission d'un guide, c'est de faire en sorte, chaque 24 heures, qu'en fin de journée tout le monde soit encore vivant ".

 

Vis à vis de nos employés, vis à vis de nos collègues, nous sommes des guides.

Dans tous les milieux qui comportent des risques, à commencer par l'entreprise, chacun d'entre nous, du plus haut responsable au dernier maillon de la chaîne, se doit d'être un peu le guide de l'autre.

 

La première mission d'un chef d'entreprise, est celle du premier guide : avoir tout fait pour que chacun rentre chez lui le soir. En savoir plus, question, commentaire, cliquez ici

 

 

Risques - Olivier Soudieux

Maîtriser les risques n’est pas qu’une question de chèques !

 

Gravir un sommet de plus de 7.000m dans des conditions de sécurité raisonnables ne s'improvise pas.

En matière de santé, disposer d'une pharmacie adaptée est indispensable.

 

Alors que je préparais l'ascension du Himlung Himal (7.126m) en 2001, nous avions pris conscience d'un facteur de risque particulier.

 

Notre matériel allait être transporté à dos d'homme durant des jours, dans des paniers de bambou tressé. Le risque de perte de la pharmacie était loin d'être négligeable pour un élément aussi critique, eu égard aux cabrioles à venir dans un terrain particulièrement accidenté par endroit, et lors des possibles traversées de torrents à gué.

 

La réponse spontanée à cette question avait été de doubler la pharmacie.

 

Nous avions finalement opté pour deux mesures :

- la répartition de chaque élément de la pharmacie en quantités égales dans deux conteneurs distincts,

- un contrôle avant chaque départ : vérifier que les conteneurs étaient entre les mains des porteurs différents.

Pourquoi ce choix ?

 

Perdre la totalité de la pharmacie de notre expédition était totalement inenvisageable. En perdre la moitié eu été déplorable, mais gérable néanmoins.

 

Doubler notre pharmacie était une option présentant un réel intérêt par rapport au choix de la diviser en deux. Mais c'était aussi une option chère.

Le ratio bénéfice attendu sur coût n'était pas le meilleur.

 

Parfois, un simple changement d'organisation rend possible de réduire un risque presque autant qu'investir dans une action coûteuse.

 

Maîtriser les risques n’est pas nécessairement signer un chèque !

C’est aussi une question d'intelligence et d’organisation pour maximiser les effets au moindre coût ! En savoir plus, question, commentaire, cliquez ici

 

 

Risques - Olivier Soudieux

Sécuriser peut tuer !

Lettre ouverte d'un encadrant au club de montagne auquel il participait activement à titre ** bénévole ** :

 

"Je viens de prendre connaissance des derniers soubresauts administratifs [...] ! Sincèrement, vous me révélez mon incompétence de plus en plus intense à répondre à vos angoisses. Ayant pris conscience de mon incapacité, je revendique le licenciement sec et rapide pour vous éviter des risques et responsabilités inutiles et rendre ainsi la sérénité bien méritée à vos rêves de montagnes.

 

De grâce Messieurs les experts, sortez moi de la liste des encadrants de quoi que ce soit, laissez moi au moins la place du dernier des Mohicans et parcourir enfin l'alpe [...], comme je l' entends , avec qui je l' entends.

 

Je vous souhaite une bonne bureaucratie. Denis Lincon (1) Diplômé du vide"

Cette réaction faisait suite à une circulaire de la fédération de tutelle du club, concernant les recommandations de mise en oeuvre des dispositions sur les EPI (Equipement de Protection Individuelle).

 

C'est à dire en montagne, tout équipement utilisé pour se protéger des risques : la corde, bien sûr, mais aussi piolet, crampon, casque, mousquetons, broche à glace ou le moindre bout de sangle.

 

La circulaire incriminée, reposant sur une directive européenne transposée en droit français et complétée par des dispositions du code du travail, 14 pages de texte avec renvoi vers la norme XP S 72-701 était présentée comme faisant partie de ** l'obligation générale de sécurité des dirigeants des clubs **.

 

On pouvait y apprendre la nécessité de créer une fiche de suivi pour chaque élément.

 

Une louable intention si ce n'est que :

- chaque type d'élément a sa durée de vie propre,

-la recommandation impose de marquer comme des cordes distinctes les deux parties d'une corde coupée,

- les cordelettes sont également concernées (alors qu'on peut les couper à chaque sortie !),

- la partie métallique d'un coinceur à une durée de vie illimitée mais sa cordelette possède une durée maximum de 10 ans dont 5 d'utilisation, sauf si le fabricant indique une durée inférieure

- les fabricants indiquent des durées maximales... minimales depuis la loi sur les EPI ! (Autant sortir le parapluie géant qui fait remplacer le matériel, donc vendre !).

 

Bien sûr, les notices de chacun des dizaines de mousquetons et autres maillons rapides doivent être conservées. La recommandation omet simplement de dire s'il faut dupliquer la notice chaque fois qu'on coupe une sangle, une cordelette ou un cheveu en quatre.

 

Dans un club de montagne ou, comme dans bien d'autres, plusieurs décès ont eu lieu par suite d'erreur humaine et où, sauf erreur, jamais les qualités intrinsèques du matériel n'ont été incriminées, je me demande s'il vaut mieux donner aux bénévoles les moyens de s'investir encore plus dans la formation des participants, ou s'il faut faire plaisir au législateur en pointant des " fiches de vie ".

 

Certains diront que la réponse va de soi : ne pas respecter la loi, est une promesse de soucis au pénal un jour ou l'autre. Au diable l'action prioritaire. Vive la lourdeur des procédures inadaptées : sortons le parapluie !

 

Quant à " dépanner " le club avec une corde ou un piolet personnel, plus question : en situation irrégulière, je ne saurais être en mesure de présenter les fiches de vie de ces éléments clandestins à un tribunal en cas d'accident, même sans rapport avec ces équipements.

 

Sécurisons utile et en finesse !

 

Le bulldozer a la force de la loi. Mais sécuriser avec la subtilité d'un bulldozer est puissant… pour démotiver et démobiliser.

 

En montagne comme en entreprise, la sécurité, devrait avant tout être affaire d'intelligence et de cœur. Or elle reste trop souvent une affaire de procédures plaquées sans discernement et d'incursion toujours croissante du juridique dans des espaces de liberté.

 

Une application mécanique de la loi, peut tuer les clubs de montagne, faute d'encadrant.

Elle peut tuer une activité et tuer l'esprit d'entreprise, celui-là même qui fait créer des sociétés et s'élancer dans des ascensions.

 

Pire : elle peut tuer par manque de discernement dans le choix des priorités.

(1) Nom de l'auteur remplacé par un nom fictif

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Risques - Olivier Soudieux

Risquez utile !

Il y a quelques mois, un journal a fait état d'échanges avec des étudiants en comptabilité.

 

Il ressortait des interviews que nombre d'entre eux avaient choisi cette voie non pas par intérêt pour le sujet, mais pour répondre à un besoin de sécurité. " On aura toujours besoin de comptables " bien traduit se lisait " emploi garanti ".

Le risque est intrinsèque à la vie, quoi que l'on fasse.

 

L'alpiniste, le sportif de haut niveau sont exposés au risque d'accident induit par l'activité qu'ils pratiquent.

 

Celui qui opte pour le sport exclusivement sur canapé, devant les matchs, une bière dans chaque main, risque de son côté l'accident cardio-vasculaire.

 

 

Tenter de gagner en sécurité de l'emploi vaut-il l'assurance d'une vie professionnelle sans intérêt ?

 

Prendre en compte tous les enjeux permet de risquer utile.

 

 

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Risques - Olivier Soudieux

La Montagne, c'est pointu !

Un bénévole diplômé emmène des participants en montagne dans le cadre d'une sortie organisée par un club. Un des participants fait une chute qui arrache les pitons sensés sécuriser sa progression et celle de son partenaire. Bilan: un mort et un blessé.

 

Hier, on aurait dit que tout ne peut pas être contrôlé en montagne, que l'encadrant était bien intentionné, qu'il organise la sortie sur son temps personnel, à titre bénévole. On aurait dit qu'il est condamné de fait, à porter le traumatisme de cette évènement.

 

Aujourd'hui, l'opinion veut comprendre. Souvent, *à priori*, elle suppose que l'encadrant a mal fait. La fonction de la justice n'est plus seulement de réparer au civil et de punir au pénal.

 

Il faut un coupable. Et souvent s'il y en a plusieurs, c'est encore mieux.

 

Si ce n'est pas l'auteur de l'acte, c'est son employeur, son président de club, un certificateur ou le chat de sa voisine. Mais " Il faut que quelqu'un paie ! ".

Il est certain que mettre un nom sur un ou des coupables possède la vertu d'aider les victimes à faire leur deuil. Mais aucun action, aucun milieu ne peut être sécurisé à cent pour cent.

 

 

Soyons raisonnablement exigeants, particulièrement dans les environnements exposés.

 

Demandons à un guide de faire s'arrêter ses clients aux endroits les plus abrités de chutes de pierres et des avalanches. Et exigeons de lui d'assumer toutes les conséquences s'il ne l'a pas fait.

 

Mais n'exigeons pas l'impossible d'un collaborateur ou d'un responsable hiérarchique; ni qu'il soit impossible qu'une roche puisse tomber, même aux endroits les plus abrités. Sauf à la raser entièrement, la montagne, c'est pointu !

"La Montagne, c'est pointu !", un livre de Pierre Chapoutot

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Conférences - Olivier Soudieux

Faites un sondage auprès des participants arrivés en avance !

Votre conférence va débuter bientôt et les premiers participants sont dans la salle. Comment tirer profit des quelques minutes disponibles avant l'arrivée des foules venues assister à votre prestation ?

Demandez aux personnes déjà présentes ce qu'elles attendent de votre présentation, au strict minimum et dans l'idéal. Bien sûr, cette interaction permet d'établir un contact sans attendre. Mais c'est surtout très susceptible d'apporter d'utiles indications sur les souhaits et le contexte spécifique de votre public.

Autant d'informations qui vous permettront de petits ajustements durant votre conférence. Pour livrer votre message exactement dans le champ d'intérêt de vos auditeurs, faites un sondage auprès des participants arrivés en avance !

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Conférences en entreprise - Olivier Soudieux

Hit Hit Hit ! Hourra !

Préférez-vous assister à une conférence sur la maîtrise des risques dont le rythme décroît avec le temps, ou à la même conférence animée par un conférencier qui sait périodiquement faire réagir vivement son auditoire ?

 

De deux conférences aussi intéressantes l'une que l'autre sur le fond, laquelle restera gravée dans les mémoires ? Celle pour laquelle personne ne se sera préoccupé de l'attention de l'auditoire ? Ou l'autre dont le suspens et l'intensité dramatique ne cessent d'augementer ?

 

Au delà du sujet, qu'est-ce qui fait que certaines interventions ont quitté notre mémoire en passant la porte qui nous menait vers une délivrance. Et pourquoi d'autres nous laissent un souvenir impérissable ?

L'éclat de rire, le ressenti émotionnel provoqué, même un cours instant, par un brillant conférencier n'apportent aucune information supplémentaire sur le sujet de la conférence. Mais - et c'est fondamental -, ils mettent, ils remettent dans les meilleurs dispositions pour écouter et s'approprier ce qui est dit.

Dans le message, c'est souvent le fond qui est primordial. Mais il n'existe qu'à travers la forme, et ce d'autant plus que le fond est peu mobilisateur. Prévoir trois ou quatre temps forts, trois au quatre "hit", sont toujours bienvenus. Préparer une conférence ne peut se résumer à une recette, mais garder le meilleur pour la fin, placer le second au début et saupoudrer les autres au milieu est un modèle qui semble avoir fait ses preuvres.

La conférence du directeur général ? Hit Hit Hit ! Hourra !

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Risques - Olivier Soudieux

A quoi sert un outil quand on ne sait pas s’en servir ?

 

Il existe 3 façons de mourir sous une avalanche !

+ Rares sont les chocs qui provoquent une mort immédiate.

+ *** Au bout de 15 MN, 92% DES PERSONNES sont ENCORE EN VIE (1) : seule une minorité est décédée par asphyxie. ***

+ Au-delà, l'espérance de vie chute rapidement, et après trente-cinq minutes il ne reste plus que 30 % de survivants, à cause de l'hypothermie.

 

En pareille circonstance, seul l'ARVA (appareil de recherche d'une victime d'avalanche) puis l'usage d'une sonde donnent une réelle chance de localiser et d'extraire une victime dans le délai critique des 15 premières minutes.

M. Johnson (2) ne l'ignorait peut-être pas lorsque, hors piste avec sa femme, il la vit disparaître sous une avalanche.

 

L'ARVA qu'il porte indique très rapidement la direction vers le point où son épouse est ensevelie, dans une pente particulièrement raide. En une poignée de secondes, Johnson est sur place. L'ARVA lui permet de préciser au mieux un périmètre : un cercle de trois mètres de diamètre à peine. Trois petits mètres qui indiquent avec certitude que son épouse est là, tout proche.

 

M. Johnson se jette sur sa sonde. Chaque seconde compte !

Il sonde et sonde encore. Rien.

 

Il devrait localiser le corps de son épouse : elle est là, sous ses pieds ou à portée de main. Quelques coups de pelle suffiraient à la faire ré-apparaître ! Quelques coups de pelle, mais où ? Il sonde à nouveau. Contre toute attente, chaque fois la tige de métal s'enfonce dans un néant de neige et plonge Johnson dans le désespoir.

 

Il se résout à aller chercher du secours dans la vallée et s'élance dans la pente.

 

Les secours déclenchés, un hélicoptère est dépêché sur les lieux de l'accident. Les sauveteurs localisent rapidement Mme Johnson et l'extraient de la neige. M. Johnson avait sondé verticalement. Il eut fallu sonder perpendiculairement à la surface du sol. Les conditions particulières : la pente particulièrement importante, avaient influencé le cheminement des ondes vers son ARVA. Il eut fallu tenir compte de ces circonstances exceptionnelles en usant de la sonde.

 

Mme Johnson était en vie alors que son mari sondait, Mme Johnson était toujours en vie lorsqu'il descendait fou de rage chercher du secours. Mais c'est avant que les secouristes ne soient sur place qu'elle est morte d'hypothermie.

Cette histoire n'est pas une fiction.

A monsieur, elle a coûté sa femme. A sa femme, elle a coûté la vie.

 

Certains penseront qu'ils n'ont pas eu de chance.

D'autres diront que la part laissée à la chance doit tendre vers zéro et qu'il y a eu une défaillance dans le processus de maîtrise des risques.

 

A quoi sert un outil, à quoi sert une procédure quand on ne sait pas s'en servir ?

A quoi servent-ils si l'on sait s'en servir lors d'exercices de routine, mais qu'on en devient incapable sous stress dans des conditions qui ne sont pas exactement celles des entraînements ?

(1) source ANENA - Association Nationale pour l'Etude la Neige et des Avalanches

(2) nom volontairement remplacé

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Risques - Olivier Soudieux

Votre remède peut être pire que le mal !

Patrick Berhault était un des plus grands alpinistes français des 30 dernières années. C'était aussi un homme libre, épris de montagne. Son monde était celui des grandes réalisations, seul ou avec quelques amis, dans l'isolement d'espaces exigeants avec lesquels il vivait une belle connivence.

Sous la pression de son entourage, une fois, il avait accepté d'emporter un téléphone portable, et s'était engagé à passer un appel le soir, pour rassurer sur son sort.

Malheureusement, en cours d'ascension, l'objet, mal placé dans une poche, ne sut pas résister à l'appel de la gravité !

Par principe, prévoir des actions dans le but d'obtenir un bénéfice est une bonne pratique.

Il en est une autre qui consiste à examiner *aussi* les conséquences d'une éventuelle défaillance lors de leur mise en pratique. Sinon, le remède peut être pire que le mal !

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Communication - Olivier Soudieux

Pensez à vos genoux !

Imaginez, un orateur qui ne parle que "je", de "moi", et de son ego entre chaque ligne. Comment mieux contribuer à ne pas créer de lien avec son public ?

Un tel personnage ne peut bien sûr exister que dans un monde fictif.

Mais au cas où un tel spécimen décidait, au futur, de poser une candidature pour intégrer le monde réel, suggérez lui de créer le contact avec son public, voire la connivence. Dites lui de penser à tous : à Vos / Je / Nous !

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Risques - Olivier Soudieux

Il faut savoir jusqu'où aller trop loin !

La montagne est un lieu de contemplation. C'est aussi un lieu de compétition, donc d'entraînement à la performance sportive pure. Dans une vallée reculée, un spécialiste des courses de ski alpinisme s'entraîne, deux jours avant la fermeture officielle de la route en raison de l'hiver.

 

Il se met à neiger alors qu'il gravit les pentes à la vitesse de la lumière et les redescend comme une fusée venue des cimes. En milieu d'après-midi, les flocons se font de plus en plus nombreux. L'homme a déjà accumulé un dénivelé conséquent mais il se sent en bonne forme. Il réalise un nouvel aller-retour sur un sommet secondaire.

 

Quand il rejoint son véhicule, une imprévisible coulée de neige coupe la route. C'est à pied qu'il devra rejoindre, en plusieurs heures, le prochain village. Toute la nuit, la neige tombe, dense. Au point que la décision est prise de fermer définitivement la route pour l'hiver.

 

Au printemps, il retrouvera sa voiture. Les cycles de gel et dégel auront rendu inutilisables toutes les pièces en caoutchouc du pare-brise et des portières.

Malchance ou incident dont le compétiteur a favorisé l'apparition ? Deux facteurs de risque existaient dès le premier instant : il était prévu de fermer la route sous peu et la neige est rapidement apparue. S'entraîner ailleurs ce jour-là était-il impossible ?

 

Lorsque la chute de neige s'est montrée plus intensive, sans doute aurait-il été bienvenu de constater l'évolution du risque et renoncer à la dernière ascension. Mais est-il simple de rester à l'écoute des changements lorsque l'on court ?

 

Certaines limites sont faites pour être respectées, d'autres pour être dépassées. Mais même dans le second cas, il faut savoir jusqu'où aller trop loin !

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Gestion du temps - Olivier Soudieux

Dépêche-toi ! ... et tu perdras du temps !

Alors qu'elle garait son véhicule à l'entrée d'une grande ville avant de prendre les transports en commun, une amie en retard, vit le bus arriver. Craignant de le manquer, elle mit précipitamment ses clefs dans son sac, courut, et fit signe au chauffeur. Elle pu ainsi monter in extremis, et arriver à l'heure sur son lieu de travail.

Plus tard, elle se rendit compte que les clefs étaient tombées durant sa course. Ce jour là, elles n'avaient pas été rangées dans la poche avec fermeture éclair prévue à cet effet.

Sous stress, parfois, une petite voix nous presse de nous dépêcher. Lorsque c'est le cas, il est utile de confronter ce qu'elle nous dicte aux possibles conséquences.

Est-il effectivement utile de se dépêcher plus ? Est-ce nécessaire ? En a-t-on les moyens ? Accélérer encore va-t-il nous faire rouler plus vite, ou nous déporter dans le fossé au prochain virage ? Dans le contexte de l'instant, faire plus vite va-t-il contribuer à faire mieux ?

Dépêche-toi, et tu va gagner du temps. Dépêche-toi encore... et tu en perdras !

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Risques - Olivier Soudieux

La confiance n'exclut pas le contrôle.

Ce n'est pas Jérome Kerviel qui le dit, mais un de mes compagnons de cordée. Nous avions déjà eu de nombreuses fois le plaisir partagé de gravir ensemble des itinéraires lorsque, équipés de notre baudrier, mousquetons et autres pitons pour roches dures, nous allions débuter l'ascension d'une nouvelle voie d'escalade : 230 m d'ascension verticale et technique. Alors que j'allais m'élancer, il me fit remarquer que mon noeud d'encordement n'était que partiellement réalisé...

Même après des années, même lorsque la compétence de l'autre est plus qu'attestée, dans l'intérêt de tous : la confiance n'exclut pas le contrôle.

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Risques - Olivier Soudieux

Sécuriser : vers plus de sûreté nécessaire ou uniformiser vers moins de liberté ?

" Le meeting de la Ferté Alais, le plus important rassemblement d'avions anciens de France et le second en Europe, est voué à disparaître ". C'est Bertrand, contrôleur aérien en région parisienne qui le dit.

 

"Il fût un temps où il n'existait que peu pour ne pas dire aucune règle et il était nécessaire d'en imposer pour sécuriser raisonnablement cette manifestation. Celà a été fait. Mais depuis le crash du Concorde, la DAC (1) a décidé de se protéger *au maximum* contre tout possibilité de mise en cause en cas d'accident. Elle a exigé l'application systématique des normes de l'aviation contemporaine à tout appareil volant.

 

Il n'existe plus que sept exemplaires du B17, appareil datant de la seconde guerre mondiale, en état de voler. Quel risque représentait les 1 800 heures de vol annuelles de celui qu'on pouvait voir au meeting de la Ferté Alais ? Un risque moindre que celui de bien des avions de lignes. Bien que maintenu avec un zèle extrême par quelques passionnés, dont quatre au plus sont habilités en France à le faire voler, il a du être mis aux normes. A prix d'or, de nombreuses pièce ont été refabriquées et changées. L'avion a été remis à neuf. On l'a équipé de l'appareillage moderne et plusieurs ingénieurs patentés de Boeing sont venus d'Amérique pour le faire à nouveau homologuer. Las, la DAC a imposé de nouvelles réglementations, donc de nouveaux équipements dont la valeur a fait grimper le coût de l'assurance obligatoire. Comme l'appareil conserve sa facture historique et que les deux valeurs s'additionnent, les courtiers exigent maintenant pour ce vieux coucou dernier cri aux vols épisodiques une prime qui... dépasse celle d'un avion de ligne au vol permanent !

 

Depuis quelque temps, les consignes reçues de la DAC sont de ne prendre *aucun* risque. Pas d'évaluer les risques qu'il est justifié de réduire, mais de n'en prendre aucun. Dans l'absolu. Faute de crédit le B17 sera bientôt cloué au sol et avec lui, à terme, le meeting de la Ferté Alais."

Sécuriser est une nécessité absolue si les enjeux le méritent et les décisions de réduction des risques sont efficientes. Sécuriser peut aussi être le moyen d'ouvrir un parapluie géant, quitte à faire inutilement de l'ombre. Une des deux démarches est sensée. L'autre est parfois plus facile. Nombre de managers tiennent des propos en faveur de la prise de risques et se montrent beaucoup plus tièdes à chaque cas de mise en pratique qui leur est proposé. Quelles sont les consignes à lire entre les lignes de celles que vous donnez ? Sécuriser pour plus de sûreté nécessaire... ou uniformiser vers moins de liberté ?

Nde : (1) Direction de l'Aviation Civile | Site : www.meetingferte.com

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Conférences en entreprise - Olivier Soudieux

Conclure après les questions / réponses ?

Jusqu'à ce jour, j'apportais toujours un soin particulier à bien conclure mes conférences. Ensuite la parole était donnée à l'auditoire pour répondre aux questions suscitées par mon intervention. Lors d'une des réunions de partage de bonnes pratiques au sein de l'AFCP, un membre au fait d'autres usages nous a suggéré de faire l'inverse. Ma réaction instinctive avait été "quelle curieuse idée ?!?". Merci à Jean Paul PHAM d'avoir bousculé mes idées reçues.

Répondre aux questions est fondamental : c'est mettre l'accent sur les points les plus importants pour de l'auditoire du jour. En y réfléchissant, il est également utile, en se quittant, d'avoir en tête l'essentiel de la substantifique moelle de l'objet de la conférence. Or le temps de débat à mis l'accent sur des points précis qui nous ont éloignés du propos général.

J'ai opté pour un mode intemédiaire : une conclusion de la conférence avant les questions / réponses, et LE message fort de l'intervention, livré en tout dernier lieu.

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Risques - Olivier Soudieux

Toujours plus vite pour passer avant l'accident !

Devise croisée au hasard d'un taxi : le chauffeur l'avait affichée en guise de clin d'oeil.

Certains de nous ont une petite voix intérieure qui dicte que la réussite se mesure à la vitesse d'exécution.

 

En situation de stress, de crise, d'urgence, ne sommes-nous jamais tentés par la fuite en avant, plutôt que de s'accorder la nécessaire respiration pour observer, prendre le temps de la réflexion et décider au mieux ? Voulez-vous un mauvais conseil ? Allez toujours plus vite pour passer avant l'accident !

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Technologies : les bonnes pratiques

 

Retenez simplement des mots de passe complèxes

Olivier Soudieux

Nous devons retenir des multiples mots de passe pour assurer la sécurité de nos données ou transactions.

"123456789" se retient bien mais ne procure pas le niveau de sécurité néssaire.

"az[475%$&)" est sécure, mais comment retenir ce mot de passe ?

 

Plusieurs bons compromis entre séurité et mémorisation facile :

 

1/ Retenir les initiales de chaque mots d'un phase facilement mémorisable.

"Je retiens tous mes mots de passe" devient "jrtmmdp".

Idéalement, inlure des chiffres dans la phrase pour mieux séuriser le mot de passe.

ex : "It work for you too when you are good" devient "iw4y2wyag"

 

2/ Composer le mot de passe avec le nombre de lettres de haque mot de la phase

"Mon mot de passe est ici" devient "332533"

 

3/ Utiliser une forme caratéristique tracées par les touches le carvier

ex: "cft6yhn"

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Accéder à votre ordinateur depuis n'importe où dans le monde

Olivier Soudieux

Comment envoyer des Bahamas la proposition que vous aviez oubliée sur un ordinateur... distant de vous de 6.000 km ? Comment débuter la conception de la prochaine édition de Sagesses en Chine et la terminer aux Etats-Unis, exclusivement depuis des cybercafés ?

 

LogMeIn Free est une solution simple et rapide pour prendre la main sur votre ordinateur à distance, et tout faire comme si vous étiez dessus, pourvu qu'il soit connecté à internet.

 

LogMeIn Free est la version gratuite. Elle est fonctionnellement suffisamment riche pour la très grande majorité des utilisateurs. Pour des besoins plus radicaux, il existe également des versions plus évoluées, payantes.

 

http://logmein.com. En savoir plus, question, commentaire, cliquez ici

 

 

Sécurisez vos interventions

Olivier Soudieux

Les pannes de disque dur et les vols d'ordinateur durant les transports sont relativement rares. Mais quelles en sont les conséquences s'ils se produisent juste avant une intervention ? Adieu supports Powerpoint, extraits de film à projetés, etc !

 

Au prix des clefs USB et CD, songer à emporter une copie des éléments nécessaires pour animer n'est pas toujours superflu...

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Utilisez le transfert d'émail pour réduire les SPAM

Olivier Soudieux

Certains hébergeurs de boite émail permettent d'automatiser le transfert des messages reçus vers une seconde adresse émail.

 

Chaque fois qu'il est indispensable de laisser votre émail sur un site qui risque de vous envoyer des messages non sollicités, utilisez un émail à usage temporaire paramétré pour faire suivre les messages vers votre réelle adresse émail (par exemple contact.NoSpam@Gmail.com, redirigé vers contact@top-conferences.eu).

Ceci vous évitera de communiquer votre adresse émail réelle.

 

Certes, vous recevrez toujours les communications de la part des sites indélicats mais le remplacement périodique de l'adresse à usage temporaire vous en libérera.

 

Elle fera aussi cesser le flot grandissant des Spam reçus d'autres sources : de nombreux sites peu scrupuleux vendent en effet leur fichier d'adresse émail à des tiers.

 

 

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Tout savoir sur... soi ! Et autres veilles technologiques.

Olivier Soudieux

Les alertes Google permettent d'être automatiquement informé par émail lorsque des informations concernant les sujets qui vous intéressent sont mises en ligne sur internet.

 

Alpiniste, formateur et conférencier sur la maîtrise des risques, je les utilise depuis longtemps, par exemple pour être tenu informé des actualités juridiques en matière de risques en montagne.

 

J'ai récemment eu l'idée d'étendre leur usage en ajoutant des alertes sur mon nom et celui de ma société, dans le but de savoir qui en parle et ce qui s'en dit.

 

J'ai ainsi découvert que j'étais très positivement mis en avant par des personnes et des sites dont je n'avais pas connaissance. Conséquence : en plus de répondre à l'objectif initial, j'ai noué de nouveaux contacts prometteurs avec des personnes ayant spontanément mis en avant mon travail !

 

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